Adressez nous vos images, critiques, contributions :

Contributions
Recherche

Passerelles


(...) depuis peu, petit lait, les bas-fonds, fond des yeux, yeux fermés, fermez-la, la boucler, Clé des champs, champ d'orties (...)

Précédent
Suivant

1 / 5
Orsino Benintendi (?), Cast of the Dead Mask of Lorenzo de' Medici, 1492, Accademia Toscana di Scienze e Lettere, on loan to the Museo deli argenti (Florence), vu à Berlin, exposition The Renaissance Portrait, 24 aout 2013 (cat. p. 183)



« Il y a des hommes qui attendent la mort comme une ennemie, rencontrée au hasard d’une embuscade. Il y a des peureux qui s’effraient de la douleur physique et, plus encore, du combat dont leur âme serait l’enjeu entre les troupes diaboliques et les légions célestes. Il y a des seigneurs qui dominent l’amère nécessité de quitter la fortune terrestre. Il y a des hommes d’Etat qui se soucient d’accomplir dans le temps exact le geste qui installera leur légende. Cela tient au désir politique, au sens le plus élevé du terme, d’imprimer sa marque dans l’imaginaire collectif d’un peuple et de surmonter ainsi l’inévitable contingence d’un pouvoir éphémère. C’est pourquoi Laurent de Médicis entendit faire de sa mort une forme de chef-d’œuvre. », Jack Lang, Laurent le Magnifique, Perrin, 2002