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Passerelles


(...) oiseau-mouche, mouche tsé-tsé, Tsécoura, courageux, jeu de mains, main au feu, feu de paille, paillasson, songez-y (...)

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Paolo Caliari dit Veronese, La Belle Nani, vers 1560, détail, Paris, Musée du Louvre, vu à Londres, exposition Véronese, National Gallery, 19 et 21 mai 2014




« Le plus ancien et le plus remarquable de ces traités est dû à un juriste et conseiller de cour de Trévise, Giovanni Bonifacio ; l’ouvrage s’intitule : « L’arte de’ cenni con la quale formandosi favella visible, si tratta della muta eloquenza, che non è altro che un facondo silenzio ». Le titre expose clairement l’objet : « L’art des gestes, où grâce à la formation d'un langage (rendu) visible, on traite de l'éloquence muette, c’est à dire d’un silence bavard ». L’inversion précieuse souligne l’intention non pas d’étudier le phénomène des « gestes expressifs » - il ne s’agit pas du tout de cela – mais de continuer le répertoire des signes coprporels porteurs de message et donc susceptibles d’être combinés dans une sorte de « paralangage » cohérent ou mieux d’une rhétorique de la communication non verbale. La dédicace précise : « Aux princes qui en raison de leur dignité se font plutôt comprendre par signes que par mots. ». André Chastel, Le geste dans l’art, extrait du séminaire au collège de France sur le geste dans l’art de la renaissance, éditions Liana Levi, 2001, p. 22 (souligné par nous).